Blazblue : Calamity Trigger
Editeur : Aksys Games
Développeur : Arc System Works
Type : Combat
Sortie France : 2 avril 2010
(30 juin 2009 aux Etats-Unis - 25 juin 2009 au Japon)
Existe aussi sur : Xbox 360 et PC
2009 a indéniablement été l’année du renouveau du jeu de baston. Mais pas pour tout le monde. En effet, si l’Europe a eu le droit à Street Fighter IV, King of Fighters XII, elle a raté le dernier monument du jeu de combat : Blazblue. Un an après sa sortie au Japon et aux Etats-Unis, le dernier titre de Arc System Works (Guilty Gear) est enfin disponible en France.
The Wheel of Fate is turning
L’histoire débute en 2199 dans la cité Kagutsuchi. Ragna alias le faucheur s’y rend dans le but d’accomplir sa quête : détruire toutes les zones d’expérimentation portant sur les failles spatio-temporelles. Ces zones font l’objet de toutes les convoitises et pour mener à bien sa mission, le héros devra faire face à de nombreux adversaires aux motivations diverses. Assez complexe, le scénario de ce jeu de combat devient plus clair au fil des heures pour un résultat assez convaincant, quoiqu’inutilement tordu parfois !
Les modes de jeu ne sont pas conséquent mais assurent leur rôle. En premier lieu, le mode entraînement. Passage obligatoire, ce mode recèle de paramètres tous plus utile les uns que les autres, de la posture de votre adversaire au niveau de sa barre de vie, tout peut être modifié. Petit bémol quant à l’apprentissage des combos qui ne sont mentionnés nulle part ! Là où certains jeux vous énumère les combos avec des vidéos a l’appui, Blazblue ce contente de décrire rapidement les attaques propres à chaque personnage. Une fois les commandes prises en main, le mode arcade vous tendra les bras ! Composé de dix combats, ce mode enchaîne les affrontements en y mettant un soupçon de dialogues. Agréable pour se défouler rapidement, il est indispensable pour débloquer les attaques les plus puissantes (Astral Finish) et des personnages aux compétences améliorées ( « unlimited »). Une fois achevés, les quelques dialogues du mode arcade vous pousseront inévitablement vers le mode story bien plus axé sur le scénario. Après avoir visionné l’introduction, le soft vous permettra d’en apprendre plus sur chacun des protagonistes. Et la route risque d’être longue, car chaque personnage dispose de plusieurs fins ! Lors de points clés de l’aventure, votre personnage sera confronté à des choix multiples et en fonction de vos réponses, le protagoniste affrontera différents adversaires et aboutira donc à des fins différentes.
Mais Arc System Works ne s’est pas arrêté là ! Certaines de vos défaites mettront fin à l’aventure alors que d'autres vous permettront au contraire d’avancer ! En somme un mode story complet doté d’une structure et d’une durée de vie plutôt appréciable !
Vous pensiez en avoir fini avec la partie solo ? C’était sans compter sur un élément de choix : le mode score attack. Véritable défi, ce mode vous confrontera aux 12 personnages du jeu et ce, dans le niveau de difficulté maximal ! En théorie votre objectif est d’amasser le plus de points en plaçant les combos les plus complexes et en perdant le moins de vie possible. Cela dit vous vous rendrez vite compte que votre principal objectif et simplement de survivre face à des personnages plus puissants gérés par une IA qui n’est pas des plus maladroite. Réparti en cinq niveaux de difficulté assez proches (de débutant à infernal), le jeu vous permet donc de régler la force de vos adversaires pour les modes Arcade, Versus et Story. Mais le mode score attack ne vous fera pas ce plaisir et placera la barre très haut ! Cela dit il faut en passer par là pour espérer avoir une chance en ligne !
Rebel 1... Action !
Créateur de la série Guilty Gear, Arc System Works à bien évidemment conserver l’état d’esprit de cette franchise mythique pour cette toute nouvelle aventure : Blazblue. Et ça se ressent tout de suite sur le gameplay ! La nervosité et le rythme des combats en sont pour beaucoup, mais avant de détailler le résultat, passons d'abords aux bases. Blazblue Calamity Trigger est un jeu de combat en 2D, disposant de 12 personnages aux aptitudes diverses et variées. Le socle de base repose sur trois coups (léger, moyen et fort) et d’une Drive Attack. Chaque personnage a une aptitude particulière, la drive attack qui vous permettra de jouer dessus en vous permettant de contrôler la marionnette de Carl, d’utiliser les contre d’Hakumen etc, etc. En alternant les quatre coups cités vous pourrez réaliser de redoutables combos, qui prendront une envergure d’autant plus grande si vous réussissez à les faire suivre de vos « Distortion drives ». Sous ce nom barbare se cachent les furies de chaque personnage (2 ou 3 chacun). Cela peut être une choppe particulièrement violente ou un enchaînement de coups dévastateurs, les manières de les placer et de les éviter varient énormément ! Ces attaques (mais pas seulement) s’effectuent en combinant les quarts de cercle et les coups légers, moyen ou fort pour un résultat des plus réussi (pouvant être attribué au stick droit en mode « console » !). Pour les « Distortion drives » il vous faudra cependant veiller à avoir assez d’énergie dans votre barre de chaleur pour y recourir. En effet en bas de l’écran une jauge qui se remplira en fonction des coups portés et reçus, vous indiquera si oui ou non vous pouvez prendre le risque de lancer une furie !
Mais l’attaque ne fait pas tout, vous pourrez compter sur des déplacements toujours aussi nerveux avec des dash, des doubles sauts, des dash aériens, des roulades stratégiques pour se sortir du coin une fois à terre et j’en passe. Côté défense c’est du pareil au même avec la possibilité de parer les attaques en appuyant vers l’arrière, mais aussi de bloquer instantanément et de gagner de l’énergie (pour la barre de chaleur) en répétant la chose, mais dans le bon timing. Avec 50% de la barre de chaleur et la commande appropriée, vous pourrez contre-attaquer juste après avoir paré un coup, histoire de reprendre de l’air ! Mais si le pressing se fait trop grand et/ou que votre jauge de barrière (garde spéciale pouvant repousser légèrement votre adversaire) est dans le rouge, vous pouvez aussi compter sur un burst, libérant votre énergie en repoussant votre adversaire (mettant fin à son combo), mais vous rendant bien plus sensible aux attaques... À utiliser en cas d’urgence !
Tous ces mécanismes vont prendre un sens différent en fonction des aptitudes des 12 combattants, pour des combinaisons dantesques !
Le gameplay complexe, technique et varié permet de compenser la présence de seulement 12 personnages. Cependant, cela ne s’applique pas à l’équilibre qui reste le point noir du jeu. Dans quasiment tout jeu de combat, il y a toujours des personnages plus puissants que d'autres.
V-13 et Arakune domine outrageusement le plateau, tandis que Bang ferme douloureusement la marche.
Profites du paysage pendant que je t'enchaîne!
Si les personnages on un équilibre quelque peu bancal, il faut cependant saluer le travail effectué sur le design de ces derniers. Chaque combattant a un style qui lui est vraiment propre, de Bang le ninja justicier à Carl le marionnettiste aux allures d’apprenti magicien, le résultat est impressionnant.
Les animations sont toutes très détaillées et soignées, même si lors de certains enchainements, on aurais aimé avoir quelques animations supplémentaires pour rendre le tout un poil plus fluide. Mais qu’à cela ne tienne, la fluidité n’est pas mise en cause avec des combats aux rythmes effarants, et ce, sans la moindre tâche cotée réalisation technique. Les arènes aux nombres de 15 sont toutes plus belles les unes que les autres, offrant à chaque fois un univers différent (ou presque). Pour Rachel vous aurez le droit à un parterre de rose qui se décoléreront en fonction de vos déplacements, pour Bang ce sera les ruelles de Kagutsuchi et ainsi de suite. La mise en scène n’est pas en reste avec une multitude de détails comme la modification des entrées des combattants en fonctions de leurs rapports. Les frères ennemis Jin et Ragna vous en feront la plus belle des démonstrations !
Un Stroumpf blazé joue à Blazblue...
Bien avant sa sortie sur console de salon, une promesse nous avait été faite : le jeu sera stable. À cela nous répondrons oui et non ! En effet en ligne la synchronisation entre joueurs prend un peu trop de temps, ralentissant grandement la présentation de l’arène et des personnages (pas joli à voir). Mais une fois chose faite, la grande majorité des combats se dérouleront à merveille, aussi bien qu’une personne regardant cela ne saurait dire si vous jouer en solo ou en ligne ! Blazblue Calamity Trigger s’en sort donc avec les honneurs malgré ce petit défaut. En ligne vous avez la possibilité de disputer des matchs en parties classées, avec des règles définies.
Basées sur un système de point attribué en fonction de votre niveau et de celui de votre adversaire, les parties classées vous laisseront sûrement un arrière-goût. En effet il n’est pas rare de tomber sur des personnes refusant le combat, ayant plus à perdre qu’à gagner (un niveau 10 et un niveau 50 par exemple), ou sur des personnes prêtes à tout pour gagner le moindre point, allant jusqu’à profiter de l’écart entre les personnages comme décrit plus tôt. Un mode pratique pour affronter des pointures en nous attribuant aléatoirement un adversaire, mais pour cela il vous faudra persévérer, sans parler du fait que le « se déconnecter » n’est pas sanctionner. Les filtres quant a eux ne marchent pas si bien, mais assure tout de même l’essentiel.
Le mode matchmaking d’ami vous permettra de rejoindre ou de créer des salons jusqu'à 6 joueurs. Ici tout est paramétrable, du nombre de spectateurs au déroulement des combats (si vous voulez vous faire des tournois) en passant par la possibilité ou non de choisir les personnages illimités.
Mais contrairement au parties classées ou une recherche rapide vous permet de débuter un match 1vs1, le macthmaking d'amis vous propose systématiquement le choix entre plusieurs salons. Ce qui n'est pas une mauvaise chose en soit, cependant 90% des salons sont difficiles a rejoindre (soucis de connections). Sans parler du fait que l'on passe quasiment toujours par la case spectateur, étant donné que l'écrasante majorité des salons crées sont ouverts a plus de trois joueurs ...
Mais bon, il faut avouer qu'a cela il faut ajouter le fait qu’en ligne (peut importe le mode) vous pouvez enregistrer n’importe lequel de vos replay (ainsi que ceux mis en ligne par les autres joueurs) et les regarder quand bon vous semble offline. Un véritable plus.
Finalement le multijoueur de Blazblue : Calamity Trigger est assez paradoxal. Il s'avère particulièrement efficace en ce qui concerne les mécanismes les plus délicats (Stabilité, nombre de paramètre modifiable etc etc.) et parfois plus irrégulier sur les point les plus évident ( jouer un 1vs1 en matchmaking d'ami, rejoindre un salon sans invitation...).
Heureusement qu'il y a beaucoup plus de points positif que négatif, pour un multi qui au final fait mouche !
Il faut se détendre devant toute cette calamité.
Que dire de plus, ah oui, il nous manque la bande-son. Et la c’est le drame : c’est toujours aussi bien ! Et oui pas de fausse note avec cette partie qui est d’excellente facture. Les voix japonaises font mouche tout comme les différentes musiques très rythmées et les bruitages du jeu, qui vous mettent bien dans l’ambiance.
L’unique petit défaut provient du manque de cinématique. Dans la pure tradition japonaise, le jeu vous offrira des illustrations accompagnées de dialogues en guise de substitut. Ça reste tout de même anecdotique...
Nous sommes en 2010 et Blazblue Calamity Trigger est tout simplement la vitrine parfaite pour les jeux de combats en 2D, aux côtés de Super Street Fighter IV. Complexe, mais à la fois accessible, beau, fluide et stable, le jeu devient rapidement addictif tant les qualités qui le caractérisent sont nombreuses. Seul l'équilibrage des protagonistes entache un titre excellentissime. Un grand Bravo à Arc System Works !
Kenshikant
| Graphismes | 18/20 | Beau, fluide et détaillé malgré l'absence de réelle cinématique. |
| Jouabilité | 19/20 | Très accessible mais propose néanmoins un gameplay complexe et riche digne de la firme qui impose encore une fois des mécaniques bien rodées pour une multitude d'heures de jeu, en solo, comme à plusieurs. Petit point noir concernant l'équilibrage des protagonistes. |
| Durée de Vie | 17/20 | Difficile de donner une note, le temps nécessaire à l'apprentissage est variable selon le joueur, mais les modes de jeux sont plutôt nombreux et variés, ils assurent donc de longues heures de jeu ! |
| Bande Son | 18/20 | Qualité: musiques, bruitages, doublages, tout est réellement bien travaillé ! |
| Scénario | 15/20 | Un scénario relativement complexe et parfois très tordu mais qui a le mérite d'être intéressant, si l'on prend le temps de parcourir le mode Story. |
| Note Globale | 18/20 | Arc System Works frappe très fort avec ce Blazblue : Calamity Trigger ! Après le règne de Guilty Gear, c'est une nouvelle série qui démarre, avec un premier volet digne de la firme qui l'a produit, un véritable vent frai est arrivé permettant de revenir aux bases du jeu de combat ! Une fois encore, le jeu de baston 2D n'est pas mort ! |

trop cool se jeux
RépondreSupprimer:)